On choisit sa vie…

Oui, je sais, cette affirmation est déconcertante pour beaucoup mais une fois intégrée elle devient très aidante. 

Cette prise de conscience m’a fondamentalement transformée et aidée à prendre mes responsabilités, à cesser de me comporter en victime et à donner du sens à ma vie, à ma présence sur terre.

Depuis toute jeune, j’ai adhéré à l’idée que nous vivons plusieurs vies, que nous revenons sur terre encore et en-corps 😊 jusqu’à atteindre la connaissance de tous les états, d’un grand panel d’expériences. Être un homme, une femme, connaître la richesse et la pauvreté, expérimenter la maternité, l’homosexualité, être voleuse puis juge, être victime et bourreau, perdre un enfant, un frère, vivre le rejet d’un parent ou l’amour inconditionnel d’un autre, traverser une guerre, tuer, sauver, vivre le grand amour, vivre la solitude, … expérimenter un maximum de situations afin d’ouvrir nos cœurs à une tolérance, une compréhension de chacun. Si nous l’avons vécu, même sans en avoir le souvenir, nous comprendrons et accepterons bien plus facilement la différence de notre prochain.

Il y a 5 groupes d’âmes, cela mériterait tout un article mais en résumé, sachez qu’il y a les Âmes primaires, celles qui vivent les 5 premières années sur terre, puis les Âmes jeunes, qui passeront le nombre de vie nécessaires pour atteindre l’indépendance, ce sont des personnes qui souvent dépendent des autres, puis les Âmes adultes, la plus grande majorité des âmes actuelles, qui sont 100% dans la matière, qui veulent performer, amasser, l’argent et les biens sont leurs principales préoccupations. Ils ne supportent pas d’entendre parler de spiritualité. Puis vous avez les Âmes élevées qui s’intéressent très fort à tout ce qui est spirituel, se posent plein de questions, participent à de nombreuses formations, se dispersent un peu (mais cela leur servira dans leurs prochaines vies). Elles consacrent leur vie à aider les autres mais rarement comme leader. Puis les vieilles Âmes, qui sont prêtes à assumer pleinement leur spiritualité mais ont des difficultés à comprendre pourquoi les autres ne voient pas, ne comprennent pas ce qui pour elles parait évident. Elles sont souvent impatientes et intolérantes. Elles ont un besoin important de solitude et rencontre beaucoup de difficultés dans leurs relations amoureuses mais elles sont indépendantes dans tous les autres secteurs de leur vie. Il n’y a aucun orgueil à avoir de faire partie d’une catégorie ou d’une autre, c’est exactement comme si vous disiez qu’un jeune enfant est plus bête et a moins de connaissances qu’un jeune adulte. Cela n’a pas de sens. Mais savoir que ces différents groupes d’âmes existent et que notre incarnation nous permet d’évoluer pour passer d’un groupe à l’autre permet de mieux comprendre ce que nous vivons, les difficultés que nous rencontrons, … Sachez que plus les âmes ont passées des vies sur terre, plus elles s’incarnent pour travailler des situations plus difficiles donc une vieille âme vivra certainement une enfance difficile, des expériences de vie compliquées, … Certaines vieilles âmes ou âmes élevées, tombent dans la destruction par la drogue, l’alcool par leur difficulté à s’intégrer dans un monde qui ne les comprend pas. L’enfance est très compliquée par leur hypersensibilité. On dit qu’actuellement, la majorité des nouveaux nés sont des âmes élevées ou des vieilles âmes qui permettront le passage vers un ‘nouveau monde’.

Ce que je voulais vous partager ici est que notre âme avant de s’incarner sur terre fait ses choix d’incarnation, c’est-à-dire les facettes d’elle-même qu’elle souhaite expérimenter et développer, les leçons qu’elle a besoin d’apprendre et qu’elle choisit de venir guérir.  Son but est de parfaire son évolution en apprenant à s’aimer, à reconnaître puis à exprimer pleinement sa lumière, son essence divine. Elle définit ses objectifs de guérison. Par exemple, pour moi c’est de dépasser la blessure de rejet (à me sentir rejeter et à rejeter les autres), à ne plus remettre mon pouvoir aux autres, à me libérer de la dépendance affective et à développer l’amour pour moi-même. Tout un programme. On apprend par l’expérience, par la souffrance dans le sens que si on n’a pas connu le froid on ne peut se rendre compte du plaisir de la chaleur. Il est donc logique que j’ai choisi une famille très nombreuse, avec les caractéristiques nécessaires pour que je me sente abandonnée, rejetée, pas désirée donc pas aimable, … Cette insécurité de ma petite enfance m’a mené dans des relations affectives destructrices, un tel besoin d’être aimée avec l’impossibilité de croire que je puisse l’être donc vers des relations de dépendance affective affolantes. Je devais vivre cela pour en guérir. Ceci n’est qu’un exemple que l’on peut transposer sur toutes nos expériences de vie. Et croyez moi, lorsque l’on a pas compris, la vie nous remet dans les mêmes situations encore et encore.

Donc une fois que j’ai compris que c’était mon choix d’âme d’avoir choisi ce père et cette mère, toute ma révolte, toute mon incompréhension, toute ma colère s’est évanouie. Je n’avais pas à leur en vouloir, j’avais appris et grandi grâce à eux. Ils avaient également leurs blessures qui les avaient menées à fonctionner comme cela. Bien sûr, le chemin de guérison n’était pas fini mais cela m’a permis de faire un grand pas.

De comprendre aussi que chaque rencontre, chaque situation est là pour nous faire avancer dans ce chemin d’incarnation. A chaque pas vers la guérison, nous aidons l’âme de nos ancêtres et de nos descendants. Il est stupéfiant de réaliser à quel point nos blessures sont souvent les mêmes que celles de nos parents et de nos enfants. Que nos amis sont souvent dans les mêmes turbulences émotionnelles.

Notre âme choisit aussi la contribution unique qu’elle souhaite apporter à la terre : « son mandat d’incarnation », c’est-à-dire les talents qu’elle souhaite exprimer et offrir à l’humanité pour contribuer à son évolution, par exemple participer à l’élévation du niveau de conscience en enseignant, en guérissant, contribuer à préserver la nature, à créer de la beauté par des œuvres d’art … Là je cherche encore…

Trois mois avant la fécondation, sur un plan très élevé de conscience, l’âme choisit les parents et l’environnement les plus adaptés aux apprentissages et expériences qu’elle doit réaliser. Les personnes qu’elle devra rencontrer. Nous avons tous des mentors dans notre parcours de vie, des personnes qui nous ouvrent la conscience, qui  nous ouvrent les yeux, d’autres rencontres sont des personnes avec qui dès le 1er contact, il se passe quelque chose, … je les appelle des frères ou des sœurs d’âme. Elles ne font parfois que passer mais sont des ponts, des rencontres qui nous font avancer.

Bien sûr, à notre naissance, nous oublions notre « contrat d’âme » et le but de notre vie est de le retrouver. Pour cela, la connaissance de Soi est indispensable, nous devons nous découvrir (De-couvrir), enlever les couches pour ouvrir la porte de notre diamant brut que nous avons chacun au fond de nous et donner un sens à notre vie. Ce que je sens très fort en ce moment, c’est que notre société, notre culture, notre éducation, nous a complètement éloigné de notre essence divine. Nous sommes embourbés dans des croyances limitantes, des blessures nos résolues, bourrés de peurs et de doutes. Cela nous amène après en avoir pris conscience, de travailler pour nous reconnecter à notre Soi profond qui a toutes les réponses et qui est lui en paix. Les peuples anciens, primaires, proches de la nature étaient et sont bien plus connectés à leurs êtres. Pour moi, c’est vers ce chemin que nous devons nous diriger. La connexion à la nature, l’alimentation saine pour nous dépolluer et ouvrir nos antennes, nous connecter à notre corps qui ne ment jamais et peut vraiment aider à nous délivrer des pistes, à nous auto guérir physiquement comme émotionnellement.

Ce que nous n’avons pas résolu dans cette vie, nous le résoudrons dans la suivante. J’ai tellement regretté ne pas avoir compris le processus de la blessure du rejet avant le décès de ma maman, j’aurais pu lui partager et lui permettre de partir plus légère. Elle reviendra, c’est certain pour travailler cela, pour revivre cette blessure avec une autre famille afin de s’en libérer. Et c’est le rejet violent de mon propre fils qui m’a ouvert les yeux vers ce mécanisme du rejet (on se sent rejeté et la réaction est la fuite, rejeté à notre tour pour moins souffrir) Bref, une histoire de familles qui se répètent et que j’aimerais vraiment résoudre dans cette incarnation pour en libérer mes enfants qui sont, à mon sens, tous dans l’apprentissage par cette blessure.

*Lectures pour approfondir ce sujet qui est fondamental pour mieux se connaître : Les 5 blessures de l’Âme de Lise Bourbeau ou La Posture juste de Thierry Janssens

Donc nos parents ne sont pas des êtres « parfaits » mais les plus appropriés pour notre évolution, et nous sommes des parents ‘parfaits’ pour l’évolution de nos enfants.

Notre âme a donc un chemin à parcourir et lorsque nous ne sommes pas à notre place (au  niveau professionnel, relationnel, géographique, …), notre âme souffre car elle ne trouve pas sa place, elle est perdue et c’est un long parcours pour certains de guérir* d’une part et de trouver le pourquoi nous sommes là, d’autre part. Que pouvons-nous transmettre? en quoi pouvons-nous aider ? Ces instants où nous vibrons de plaisir car nous ‘jouons’ la bonne note. C’est vers cela que nous devons nous diriger.

*Guérir de ses blessures : les reconnaître, les accepter, arrêter de se protéger avec un masque qui nous éloigne de notre propre personnalité – parcours de développement personnel qui peut se pratiquer de 1001 manières.

Je vous partage une vidéo YT de Maxime Greau qui m’a beaucoup appris, il partage ici l’histoire de la petite âme.

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